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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 22:40

 

 

 

 

 

 

 

SUITE

 

 

4)  De par la compréhension rétrécie des divers  intervenants de La Question, - ceux-ci choisissant (hérésie) le mode de fonctionnement dans l'Eglise qui servent leurs mesquineries politico-religieuses  -    en ce qui a trait à la lettre des dogmes afférents à l'Eglise, celle-ci se trouve ramenée à une société réglementaire,  dont la cause efficiente divine  est la seule rescapée de leur entreprise de déconstruction.    

Dès lors, il faudrait et il suffirait de respecter le protocole de nomination du successeur du pape précédent, et la personnalité de ce successeur n'importerait pas, à l'unique condition qu'il soit titulaire d'un certificat de baptême membre, et qu'il adhère verbalement au langage minimum des  diverses croyances chrétiennes. 

 

Gerdil le 17 février évoque  " l’autorité  [cependant Divine!] lorsqu’elle n’enseigne pas la doctrine traditionnelle  " comme une chose qui pourrait être dans la nature des choses, puisqu'il se borner à proclamer un devoir de résistance systématique, qui serait lui aussi une obligation divine, que l'on serait tenté de la chercher dans la Sainte Ecriture comme si elle y était gravée dans le marbre. Le terme "traditionnel" employé à la place de "catholique" est aussi très révélateur.

 

Cette déviation possible (et effective depuis V2) serait la rançon inéluctable due au fait que le titulaire quel qu'il soit de la fonction papale serait de par sa nomination,  de plein droit infailliblement choisi,  magiquement assisté par le Saint-Esprit,  mécaniquement voulu par Dieu, inviolable, et sacré. Attacher l'Autorité Divine dans ces conditions au titulaire quel qu'il soit,  ce qui revient à lui donner un blanc-seing illimité, un mandat représentatif aux compétences discrétionnaires,   démontre une corruption radicale de la définition du pontife, et  qui participe de la vision sectaire où le gourou dispose d'une omnipotence originelle et  statutaire.

 

Ainsi à cause d'un amalgame erroné fait entre le critère de la méthode de la discipline (qui est hors-sujet en la matière), 

et  celui  (exact) de la vérification expérimentale de la conformité des faits et paroles des titulaires actuels par rapport aux faits et paroles de toujours,  (L.H. Rémy écrit le 13 février : " Ma foi, celle de toujours, me permet de voir, de juger, de choisir, de refuser, de condamner"),  les intervenants la Question assènent des déductions dialectiques qui tournent à vide. Ainsi Lagomer écrit encore le 18 février: "A – Le fait que les papes soient papes n’est pas un postulat, c’est un fait incontestable. Ils ont été élus par l’Eglise selon les formes traditionnelles réglant ce type d’élection. Reconnus par l’Eglise entière, ils sont papes" :

 

 

Voila donc l'erreur épistémo-logique concernant la cas particulier du Pape : le droit canon normant  seulement l'action, par définition subséquente,  d'un être catholique  supplante, et est pris pour le raisonnement théo-logique, qui peut seul confirmer onto-logiquement, au préalable, cet être catholique.    

 

5)  Outre cet erreur de fond, les intervenants tombent dans un autre sophisme qui consiste à détruire l'intelligence d'une argumentation assujettie à des conditions préalables particulières, en la transposant à une sitution régie par des conditions préalables opposées. Dès lors, ils se trompent en instrumentalisant les écrits du cardinal Billot sur deux arguments qui sont exactement corrélatifs  : « L ’adhésion universelle de l’Eglise sera toujours en elle-même le signe infaillible de la légitimité de la personne"

Cette proposition spécifique relative à la reconnaissance de l'élu  postule une proposition principale générique qui est  la propre légitimité de ceux qui adhèrent. Or si le corps épiscopal conciliaire est orthodoxe, qu'est-ce qu'attendent les intervenants de la Question pour aller à Canossa auprès de leur cardinal André Vingt-trois ?  

 

Ensuite toujours dans l'hypothèse de l'Eglise en ordre où se place le cardinal Billot, le second argument réside dans le fait que les cardinaux et Evêques ayant reconnu l'élu, ce dernier

ne peut pas ne pas être légitimement élu.

"(Dieu) ne peut pas permettre que toute l’Eglise reconnaisse comme Pontife un pape qui ne soit pas vrai et légitime. Dès l’instant où il est reconnu, il est uni à l’Eglise comme la tête l’est au corps ; aucune difficulté ne doit plus être soulevée quant à une éventuelle anomalie dans la procédure"

 

Il s'agit de l'erreur de décontextualisation délibérée d'un raisonnement démonstratif,  qui se trouve dès lors adultéré en sophisme .

 

 

6) Cet argument est lui-même sous-tendu par un  argument antécédent qui est le  suivant.

L'Eglise devant exister même au seul travers de titulaires ostensiblement légitimes  de l'ensemble de ses fonctions,   nimporte quel quidam aléatoires peuvent être ces titulaires ,  

la présence d'un pape officiel    "dire qu’il n’y a plus de pape aujourd’hui, péché infiniment supérieur. Car cette affirmation détruit l’essence de la papauté"

erreur sur la notion de pape apparent.

C'est la notion de pape apparent qui est celle qui sauve l'Eglise et l'interprétation talmudique et scandaleuse de la Question de l'apparence qui la détruit !  

 

 

Pourtant Lagomer par exemple évoque le 18 février, une partie de la problème en citant "le Canon 2264  qui déclare illicite, mais pas automatiquement invalide, les actes de juridiction posés par quelqu’un qui a été excommunié: « Un acte de juridiction posé par une personne excommuniée, que ce soit au for interne ou au for interne, est illicite; cependant si une sentence condamnatoire a été prononcée, il devient invalide, sans porter préjudice aux prescriptions du Can. 2261; sinon il est valide. »

 

C'est donc l'erreur fondamentale amalgamant la notion de  soi-disant nécessité d'une succession de titulaires simultanément ostensibleme et donc  prétendûment légitimes 

et celle de papes simultanément faux mais ostensiblement apparents,

qui seule garantie l'Apostolicité. 

 

 

 

A SUIVRE

 

 

par: Amabilus MANZIACI,

  

Article publié sur le  catholicapediblog

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Published by Origines Catholicismus - dans La "Tradition" se rallie
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