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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 20:45

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 LE PROBLEME ANALYSE PAR LES THEOLOGIENS DE "LA  TRADITION"

 

 

I.-  Mgr Tissier écrit aux termes d'un article publié dans la livraison n°85  du Sel de la terre, ce qui suit , en ce qui concerne la définition comparée de la secte conciliaire et de l'Eglise.  

  

Approche d'une définition de l'Eglise conciliaire Efforçons-nous d'abord de définir les deux Eglises en question, par leurs quatre causes selon Aristote. Une société est un être moral, de la catégorie relation, laquelle fait le lien entre les membres. On peut distinguer : - La cause matérielle : ce sont les personnes unies dans la société. Nous dirons que, dans le cas de l'Eglise catholique comme dans celui de l'Eglise conciliaire, ce sont les baptisés. - La cause efficiente est le chef de la société : pour l'Eglise catholique, Notre Seigneur Jésus-Christ, son fondateur, et les papes qui sont ses vicaires ; et pour l'Eglise conciliaire, les papes du Concile, donc les mêmes papes ; si bien que la même hiérarchie semble gouverner les deux Eglises. - La cause finale, qui est la cause des causes, c'est le bien commun recherché par les membres : dans le cas de l'Eglise catholique, ce bien recherché est le salut eternel ; dans le cas de l'Eglise conciliaire, c'est plus ou moins principalement l'unité du genre humain : « L'Eglise, dit le Concile,  
p. 2 est dans le Christ comme le sacrement ou, si l'on veut, le signe et le moyen de l'union intime avec Dieu et de l'unité de tout le genre humain »3. - La cause formelle est l'union des esprits et des volontés des membres dans la recherche du bien commun. Dans l'Eglise catholique, par la profession de la même foi catholique, la pratique du même culte divin et la soumission aux mêmes pasteurs et donc aux lois qu'ils font, à savoir le Droit canon. Dans l'Eglise conciliaire, par l'acceptation de l'en- seignement du Concile et du magistère qui se réclame de lui, et par la pratique de la nouvelle liturgie et l'obéissance au nouveau Droit canon.

De ces données approximatives nous pouvons déduire les définitions approximatives des deux Eglises : l'Eglise catholique est la société des baptisés qui veulent sauver leur âme en professant la foi catholique, en pratiquant le même culte catholique et en suivant les mêmes pasteurs, successeurs des Apôtres. L'Eglise conciliaire, elle, est la société des baptisés qui suivent les directives des papes et des évêques actuels, en épousant plus ou moins consciemment l'intention de réaliser l'unité du genre humain, et qui en pratique acceptent les décisions du Concile, pratiquent la liturgie nouvelle et se soumettent au nouveau Droit canon. S'il en est ainsi, nous avons deux Eglises

qui ont les mêmes chefs et la plupart des mêmes membres,

mais qui ont des formes et des fins diamétralement disparates  etc.

 

A présent, résumons l'analyse comparée qui vient d'être énoncée :

 

 

Les quatre causes L'Eglise                                                           La secte

Matière:                       Les baptisés                                                         Les baptisés

Le moteur:                  NSJC et la Succession Apostolique                idem+la hiérarchie conciliaire

Le but:                          La Rédemption béatifique                               L'unité du genre humain

l'essence:                     union de foi, de culte et d'obéissance            idéologie et culte conciliaires     

 

 

 

 

II. -  Il convient de rapprocher cette analyse d'une précédente explication aristotélicienne qui réfutait Jean Arfel dit Madiran soutenant dans Itinéraires de 1991 l'assertion suivante:

"l’ "Église conciliaire" comme si elle constituait une réalité substantielle. Mais l'inconvénient serait d'oublier qu'elle n'est point un sujet subsistant en face d'une autre Église. Bien ou mal nommée, et quelque soit le sens que l'on donne à cette expression, l'église conciliaire n'est qu'un état de l'Église catholique : l'accident d'une substance."    

(voir notre proprre commentaire "à propos de la critique écclésiologique
adressée par le « Sel de la terre » à J.ARFEL dit « Madiran » :    
La singulière Eglise Catholique atteinte de la peste,  publiée sur le présent blogue en 2013)

 

 

A cet égard, et aux termes  du Sel de la terre n°1, 2ième trimestre  1992, les dominicains d'Avrillé écrivaient :

 

"Prétendre qu’une société (être moral) est une substance (être physique) relève d’une curieuse philosophie. (...) Une société est une union morale de personnes et donc, par définition, elle est de l’ordre des accidents (2) : elle est une union accidentelle de substances, mais non pas une substance."    

Et ils précisaient en cette note 2, ce qui suit:

"Certes il y a des substances dans une société, à savoir les personnes dont elle est formée matériellement ; mais elle est constituée formellement par l’union des intelligences et des volontés dans la poursuite du bien commun, c’est-à-dire par des réalités de l’ordre des accidents.".

 

Sur ce plan, Mgr Tissier de Mallerais développe donc la même explication fondamentale de la "société" que celle donnée par Avrillé vingt ans auparavant, en tentant de l'appliquer d'une part à l'Eglise Catholique et d'autre part à l'entité "eglise Conciliaire".

 

 

 

Mais appuyé sur cette explication aristotélicienne,  préalable, de la société naturelle, être de relation entre des substances physiques (humaines), le sel de la terre de 1992 définissait la société Eglise catholique comme suit:

 

Il est vrai que l’Église n’est pas seulement un corps moral, mais aussi un corps mystique. Cela signifie qu’en plus de l’union morale naturelle des personnes dans la recherche d’un même bien, il y a une union surnaturelle par la foi, si bien que l’unité du corps mystique est bien plus grande que celle de toute autre société humaine.

Mais la grâce ne détruit pas la nature, et cette unité reste de l’ordre accidentel. Pie XII l’explique très clairement dans l’encyclique Mystici Corporis : « tandis que dans un corps naturel (3) le principe d’unité unit les parties de telle sorte que chacune manque entièrement de ce qu’on appelle subsistance propre, dans le corps mystique, au contraire, la force de leur conjonction mutuelle, bien qu’intime, relie les membres entre eux de manière à laisser chacun jouir absolument de sa propre personnalité ».

 

S'agissant donc des quatre causes de  l'Eglise, ils affirmaient donc que:

 

sa matière consistait en les baptisés, sans distinction;

son moteur résidait dans la hiérarchie conciliaire, prétendue légitime titulaire de la Succession Apostolique;

son but ne se réduirait pas seulement en la recherche des baptisés de leur salut, 

et sa définition ne se ramènerait pas non plus en la simple union morale naturelle des baptisés, (comme le laisserait penser, peut-être à tort, ce qu'écrit Mgr Tissier),

le but et le genre, naturels,  de cette société, seraient affectés d'un accident supplémentaire de la catégorie quantité,, une augmentation de  "l'union de croyance, de culte et de discipline, qui est l'accident de la catégorie relation, accident commun aux substances individuelles des baptisés.

 

Il faudrait comprendre de ces remarques que le but et l'essence de l'Eglise seraient d'être une union volontaire de personnes physiques, mais une union humaine de volontés qui serait en même temps autre chose qui n'est pas explicitement et clairement exposé par cette seule formule employée par Avrillé : "une union surnaturelle par la foi".

Cette union formelle et finale de volontés et d'intelligences individuelles, serait donc elle-même en relation avec Dieu, "inspirée" par Lui, obéissant à sa convocation: "une union surnaturelle par la foi".               

 

  A SUIVRE                

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Published by Origines Catholicismus - dans L'Eglise éclipsée
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